Peut-on vraiment en rire?

En allant faire mon tour sur le site de Cyberpresse les yeux mon écarquillés!!  Une compagnie allemande qui modifie des autos de marque Audi annonçait son nouveau modèle; la RS6 V10 WHITE POWER.

Y’a de quoi s’étonner, non?  Le préparateur de la marque aux quatres anneaux s’est dit victime d’une erreur de traduction de la part de l’agence publicitaire avec laquelle il fait affaire.  Pourtant, n’y a t-il pas une personne qui vérifie le contenu de leur publication avant de mettre en ligne?  What ever, les dirigeants du préparateur on fait leur devoir en retirant le nom de la nouvelle venue et en présentant leurs excuses tout en se dissociant de quelconque mouvement de droite.  Et puis quel coup de pub après tout, car je me suis tout de même rendu sur leur site (on pourrait dire que c’était mon excercie de la journée, mais ça c’est un tout autre sujet) pour y voir les magnifiques produits offerts.

Par contre cela m’a rapellé une chose que je constate depuis que je travail sur la rive-nord.  La lutte au racisme est loin d’être fini et surtout pas gagné.  Depuis mon île, je vois des gens ouverts aux différentes cultures, même s’il y a encore certains heurts et événements fâcheux (Freddy Villanueva par exemple).  C’est en parlant avec les banlieusards que je m’apperçois que la supposée tolérence des québécois(es) n’est pas universelle.  Trop souvent j’entend des insultes raciales dans mon milieu de travail, dans les magasins et même dans ma propre famille.  Trop souvent je m’apperçois que la fierté d’être un peuple ouvert au reste du monde ne se transmet pas dans nos propres vies, dans notre quotidien, dans nos valeurs et donc, dans notre enseignement.  Peut-être est-ce parce que j’y suis exposé depuis presque toujours que je ne me sens pas menacé par les autres cultutres, mais je n’arrive pas à comprendre me faire à l’idée que l’on veuille seulement vivre en vase clot avec des gens qui nous “ressemblent” et ainsi créer une société sans goût et sans couleur.  C’est peut-être réconfortant qu’être entouré par les siens, mais je persiste à croire qu’en tant qu’humain, nous avancerons plus et mieux en confrontant nos différents, nos peurs et nos préjugés.  Ce n’est certainement pas entre blancs dans des maisons rangées avec comme seul différences la couleur des portes et fenêtres, ou de la toiture, que nous y arriveront.  Car sans différence, on ne se questionne pas sur grand chose et sans questionnement, on ne peut pas aller de l’avant.

Je vous laisse sur une citation d’un certain Zappa:   I’m not black, but there’s a whole lot of times I wish I could say I’m not white (Je ne suis pas noir, mais il m’arrive souvent souhaiter ne pas être blanc).

Une réponse vers “Peut-on vraiment en rire?”

  1. Très très beau. Tout à fait d’accord.

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